Tribune Rives-Lac (qui a succédé à l’Echo du Petit-Lac en 1990) ressemble, dans sa mise en page, à la Tribune de Genève. Mais qui finance ce journal et quelle est la ligne éditoriale ?

Cette publication diffusée dans neuf communes genevoises ressemble à s’y méprendre à la Tribune de Genève dans sa mise en page. Mais le lecteur n’y trouve jamais d’articles polémiques. La rédaction a contacté les neuf communes liées à cette publication (Pregny-Chambésy, Hermance, Meinier, Bellevue, Cologny, Corsier, Genthod, Choulex, Anières), afin d’en comprendre le fonctionnement.

Maire d’Hermance, Karine Bruchez a répondu à la rédaction le 30 avril dernier en qualité de présidente du Groupement des communes publiant Tribune Rives-Lac.

L’élue précise que le montant versé par chaque commune s’élève à 5,20 francs par habitant et par an (ce qui revient à environ 130 000 francs selon nos calculs). « L’objectif est uniquement de couvrir les frais en tenant compte des envois de la poste et de la production interne », ajoute Madame le Maire. « Il n’y a pas de publicité et ce média est apolitique tout en reflétant la vie des communes. »

Concernant la ligne éditoriale, Madame Bruchez explique que la Tribune Rives-Lac a sa propre rédactrice en chef et que le choix éditorial est indépendant des communes. Un appel à candidatures est publié dans l’édition et la commune concernée relaie l’information. « C’est la rédactrice en chef qui choisit la nouvelle personne. L’intention première, c’est que le correspondant soit indépendant de la commune tout en restant en contact avec l’administration pour avoir les informations les plus à jour et pertinentes en sa possession. » L’élue précise enfin que les communes n’ont aucun regard sur les textes. « Il arrive que nous suggérions des sujets, car le traitement par les communes serait peu objectif et/ou mélangerait un peu les genres : portraits, événements, etc. Cette publication a une vocation bienveillante et informative et certainement pas polémiste, conclut-elle.

Quelques précisions ont été demandées mais aucune réponse ne parviendra plus à la rédaction. Nous souhaitions connaître le montant payé à la Tribune de Genève et à la rédaction de Tribunes Rives-Lac ainsi que celui consacré à l’envoi postal. Il aurait également été intéressant de savoir s’il ne fallait pas modifier la mise en page qui induit visiblement en erreur certains lecteurs, ces derniers croyants lire des articles de journalistes de la TDG alors qu’en réalité neuf communes financent cette publication.


Le Service après-vente de l’actualité est financé avec le soutien de la ville de Genève

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code